Le poids d’Internet sur l’économie française
A côté des industries de seconde génération qui sont arrivées à maturité, le potentiel de l’industrie numérique doit être souligné. Le rapport McKinsey 2010 montre le poids et les effets considérables de l’Internet sur l’économie française. Le web a ainsi contribué
en France pour environ
un quart de la croissance en 2010 (30% aux Etats-Unis), et dans les mêmes proportions à la
création nette d’emplois sur la
période 1995-2010 (emplois créés en majorité dans les PME). En 2010, la part du Web dans le
PIB est estimée à
3,7% (projection pour 2015 : 5,5% du PIB français) soit « davantage que des secteurs clés de l’économie française comme l’énergie, les transports ou encore l’agriculture, en valeur ajoutée ».
La création d’un environnement favorable sur le territoire
En
Haute-Savoie et autour de
l’agglomération d’Annecy, nous avons su créer un environnement favorable au développement du secteur en misant notamment sur des
formations de haut niveau dans les technologies du web et les industries créatives (Université, Ecole de l’image des Gobelins, IEP…). La
plateforme Citia accompagne le secteur au travers de ces trois missions : culture, formation/recherche et développement économique. Son partenariat avec le
pôle de compétitivité Imaginove permet d’assurer un soutien à l’innovation pour l’ensemble de la filière. En six ans notre département a ainsi connu un triplement des effectifs de la filière (488 entreprises et 1 500 emplois dans ce secteur en Savoie et Haute-Savoie selon le cabinet BPI).
En définitive, si l’on veut défendre la production en France, il faut certes rendre plus compétitive notre industrie, mais il faut aussi accompagner les secteurs d’avenir porteurs d’emplois. C’est le cas de l’industrie numérique, et la France possède les talents créatifs qui peuvent créer les entreprises de demain. C’est pour toutes ces raisons que nous avons souhaité présenter un jeune entrepreneur savoyard, Lionel Curt, qui a déjà une expérience importante dans l’économie digitale.
François Bayrou ne s’est d’ailleurs pas trompé puisqu’il a souligné dans son intervention « le rôle de la créativité, de l’instruction et de la formation qui sont à l’origine de la compétitivité et donc la production française ».
Lionel Curt, un talent savoyard au service de l’économie digitale : De l’agence Megalo(s) à MNSTR
En 1998 à la sortie de ces études de commerce, Lionel Curt crée avec un copain d’enfance l’agence Megalo(s). Il préside durant 10 ans cette entreprise dont le métier se centre sur
la conception et la réalisation de sites Internet. Début 2008, la société annécienne compte 70 collaborateurs lorsqu’il l’a cède à un groupe Parisien spécialisé dans la gestion de la relation client. L’agence existe toujours sous le nom de « Megalo(s) & Companie ».
En 2010, le virus entrepreneurial ne l’a pas quitté et il fonde toujours à Annecy l’agence MNSTR,
spécialisée sur les dispositifs de communication digitale. La mission de l’agence est de créer et d’augmenter les expériences marques de ses clients, en exploitant la force des réseaux, du mobile, des médias sociaux et des expériences interactives. On trouve parmi ses clients les entreprises et les marques les plus prestigieuses : Citadium, Lacoste, Mobalpa, Orange, Reebok France, Somfy, Warner Bros France… L’hiver dernier, l’agence se fait remarquer avec l’opération « Harry Potter dans ta ville » accompagnant la sortie en salle du dernier opus d’Harry Potter. C’est ainsi qu’un an après sa création, l’agence reçoit de multiples récompenses dont notamment le «
Grand Prix Stratégies du Marketing Digital 2011 » et le «
Grand.Prix Top Com 2011 », les deux prix de référence au niveau national.
Début 2012, l’entreprise que préside Lionel Curt et qui est installée à Annecy et à Paris compte un peu moins de
30 collaborateurs. Au cours de cette année, les perspectives de développement devraient permettre malgré la crise de réaliser un chiffre d’affaires compris entre 3 et 4 millions d’euros et le recrutement devrait osciller entre 5 et 10 personnes. Fin 2012, l’équipe de MNSTR rassemblera donc entre 35 et 40 collaborateurs.
www.mnstr.fr